Australian National Apology
février 13, 2008
Un pas dans l’histoire australienne
Aujourd’hui, 13 février 2008, peut être marqué comme un grand jour pour l’Australie. Le premier ministre Kevin Rudd a fait ses excuses auprès des aborigènes.
Rapide retour sur l’histoire des aborigènes…
La date de leur arrivée en Australie n’a pas été précisément trouvée, mais il est probable qu’elle date de plus de 60 000 ans.
C’est un peuple de chasseurs-cueilleurs, qui vit dans une tradition de la chanson (c’est d’ailleurs d’où provient le Didgeridoo). La colonisation européenne aurait commencé en janvier 1788.
Comme toute colonisation, il y a eu des affrontements ou des collaborations…
A cette époque, l’Australie était considérée comme une « terra nullius », c’est-à-dire sans propriétaire… Mais cette terre n’appartenait elle pas déjà à un peuple de plus de 60 000 ans ?
C’est seulement en 1968 que les aborigènes sont « reconnus » comme australiens…
Entre 1910 et 1970, le gouvernement australien a retiré de force les enfants aborigènes à leurs parents afin de « leur offrir une éducation correcte », autrement dit à des fin d’assimilation.
Les Aborigènes représentent environ 455 000 personnes, soit 2 % de la population australienne.
C’est pour cette raison que Kevin Rudd a présenté ces excuses à la « Génération volée ».
Il a dit qu’il souhaitait « rendre hommage aux propriétaires de la terre sur laquelle est édifiée le Parlement et aux propriétaires traditionnels de toutes les terres du continent australien »
L’ancien Premier ministre libéral, John Howard, qui a été au pouvoir de 1996 à novembre 2007, s’était toujours opposé à une telle démarche.
Les discours :
Ce matin aux alentours de 9h, Kevin Rudd a pris la parole pour s’excuser. Il parle des faits historiques et prend comme exemple l’histoire d’une petite fille aborigène, dîtes « Half-caste », c’est-à-dire souvent sans un parent, et souvent d’un premier métissage, qui a été enlevée à ses parents à l’âge de 4 ans, et qui avait l’habitude d’être bercée par les chants traditionnels. Au départ, « protégée » par l’église, elle sera une domestique à l’âge de 16 ans. Cette jeune fille ne reverra jamais sa mère.
Kevin Rudd dit “It’s time to say sorry (..) sorry about the hurt, the pain, the humiliation of the act of separation”
Voici quelques extraits de son discours que j’ai pu noté :
« This is an uncomfortable thing », « Apology for the reconciliation » (which is a value for the nation), « It’s time to put right where we are wrong », « uncomfortable true », « This is a chapter of Australian History »,« It’s time to recognize, to say sorry, to move together », « Nothing I can say today to erase the pain that you suffer »,« symbolization is important », « Build the bridge of the reconciliation », « A partnership between aborigines and non aborigenes », »,« Build the bridge of the reconciliation », »,« Revive dignity of their life », », « We need a new beginning», »,« Reconciliation open up », »,« Proud, admiration of this culture, growing with respect, mind opened», »,« Turn this page together, rewrite this new page together for this great land Australia ».
Ensuite, Brendan Nelson, leader de l’opposition a pris la parole. Après avoir parlé de l’histoire, il a également pris l’exemple d’une fille qui a été enlevé par ses parents. Un non-aborigène lui avait dit « Ne t’inquiètes pas on va prendre soin de toi », elle a répondu que son père prenait déjà soin d’elle…
Voilà également quelques extraits :
« Feel the guilt of what we have done », « deeply sorry », « don’t say just sorry, just understand », « what is happenned when the family is separed… », « how much money can replace a family ? »
En effet, il n’y aura pas de compensations financières pour ce people meurtri.
Mr Nelson a aussi mis le doigt sur les problèmes que rencontrent les aborigènes : alcoolisme, drogue, mauvaise intégration etc.
Le gouvernement aide actuellement les aborigènes grâce aux taxes et certains australiens sont parfois « énervés » par cette aide, car ils ne sont pas responsables de cette histoire.
Mais comme le dit Mr Nelson, auriez-vous voulu naître à leur place ?
En guise de conclusion, chaque pays a son histoire et ses erreurs, faire la moralité sur ça serait complètement arrogant, sachant que je suis française et que mon pays a son lot d’histoires noires. Mais en tout cas, s’excuser, c’est faire un pas en avant…
Je vous conseille un beau film australien : “Rabbit-proof fence” qui raconte l’histoire vraie d’une jeune fille enlevée à sa mère…
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1.
gillours | février 13, 2008 at 11:42
un petit com pour toi ma chourie!!
un com pour tout les articles du mois de juillet, c’est génial, on s’y croirais presque, mais juste une tite remarque en ^passant:
“on a goutté la mer”? “la lire anglaise”? “la route etait serpenté”?????
mais qui c qui t’as appris a parlé??????
bon enfin en meme temps c juste histoire d’avoir qqchose a dire, sinon c nickel!!!!
pleins de bisous a toi, et bientot en vrai….
kiss, bye!!!