The Great Anzac Run : 6 au 9 mai 2008 : Italie
mai 23, 2008
6 au 8 mai 2008 :
Arrivée en Italie, nous remarquons vite que les italiens ne parlent pas beaucoup anglais. Paul nous avait prévenu, cela fait deux ans qu’il essaye de communiquer avec eux et il n’a eu aucune autorisation.
Heureusement, dès que nous sortons du ferry, une caserne des pompiers se trouve là. Ces derniers après nous avoir offert un café à réveiller des morts, ils nous conseillent d’aller vers une autre caserne. On comprend bien vite, que les italiens ne se parlent pas et que chaque petite ville possède sa propre caserne de pompiers et qu’ils sont très dépendants des uns des autres.
Courir sur les routes prévues parait très difficile donc les pompiers vont faire leurs kilomètres d’une autre façon… Courir ensemble !
L’équipe avec laquelle je suis, « Travis » coura sur les bords de mer de la ville « Citta di Fossacesia ».
Nous allons par hasard dans une caserne de pompiers, et nous sommes reçus comme des rois. Le chef est une caricature italienne, des grands gestes, une voix forte et souhaite absolument nous préparer des « pastas ». Nous ne pouvons lui refuser cet honneur et nous assistons à la préparation « à l’italienne ». Même si il ne parle pas un mot d’anglais ni de français, il est tellement expressif que nous nous comprenons parfaitement.
Un des moments les plus hilarants du séjour sans aucun doute…
9 mai : Milan Turin
Lever 3h du matin, je réceptionne Samuel Rouault, notre coureur français qui est Pompier de Paris. Il arrive à la Gare à 5h45…
Alors que nous prenons un café à une terrasse, nous tombons sur un spécimen de femme. Une italienne qui parle 5 langues, dont le français et l’anglais parfaitement…
Elle travailledans le droit mais est une artiste… Elle a eu 3 mariages, se décrit comme une dominante, et s’affirme être un mec dans un corps de femme.
Elle veut même poursuivre son fils en justice pour une histoire d’argent…
Elle insiste pour nous montrer son appart qui doit valoir une fortune, mais je n’ai jamais vu un bordel pareil : des sacs, des papiers, des photos partout…
Enfin, l’objet de notre visite est de contempler son art, surtout sur les portes… Une d’elle porte le dessin d’un cocotier (le pénis de la vie) avec pleins de crocodiles (la tentation de la vie) et le bonheur etc. Très abstrait mais très réfléchi on peut l’avouer… lol.
Après cette visite, elle insiste pour qu’on aille voir un des plus beaux jardins d’Italie, soit le jardin de l’immeuble, qui a pour seule attraction plusieurs rosiers… Et décide de nous offrir à chacun une rose… Une des voisines crie au scandale, mais notre bout de femme l’a renvoie derrière son balcon rapidement (tout ça en italien) et est fière d’expliquer qu’elle n’a peur de personne mais qu’on a peur d’elle…
Elle insiste pour que je prenne ces coordonnées, afin de nous faire visiter Milan avec son chauffeur dans l’après-midi, et également si j’ai besoin d’aide pour quoi que ce soit ou des conseils (je m’abstiendrai côté homme ! lol.)
Cette rencontre était absolument atypique, je me devais d’en parler
En fin de matinée, notre arrivée officielle à Milan est plutôt sympathique ! L’ensemble des coureurs arrive dans la ville ensemble à l’hôtel de ville.
Nous sommes reçus par un attaché du maire et la réception est officielle en compagnie de pompiers et de policiers.
Les pompiers italiens me font bien rire car ils viennent nous demander discrètement s’il y a une bonne entente en Australie et en France entre les pompiers et les policiers… Apparemment, cela ne serait pas le cas en Italie…
Nous avons juste 1h30 de temps libre ce qui paraît bien court pour avoir une bonne visite de Milan…
Nous allons faire un petit coucou dans une énorme caserne puis nous partons pour Turin, où nous visiterons que la caserne des pompiers qui nous héberge…
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