Je me suis inscrite à la course Nike Plus “Human Race” le 31/08/08 qui aura lieu dans 25 villes du Monde. Pour n’en citer que quelques unes : Bogota, Vancouver, Melbourne, Los Angeles, Séoul, Rome, Sao Paulo… et Paris !
Cette course fera 10 kilomètres, ce qui peut paraître dérisoire pour mes copains qui font des semi marathons (21,1 km) et marathons (42,195 km) mais pour quelqu’un qui court occasionnellement, ça va être une sacrée épreuve !
10 000 personnes sont attendues pour cet événement à Paris et les fonds récoltés seront versées à une des trois associations caritatives : Lance Armstrong, Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et WWF. Suivant mes valeurs d’enfant, j’ai choisi de supporter cette dernière.
Ça y est mon billet est pris, je pars donc le 21 avril pour Istanbul.
Je rejoindrai donc les Pompiers de Melbourne à cette destination pour commencer leur longue course relais.
Pour avoir plus d’informations sur cette course : ici
J’essayerai donc de mettre à jour ce petit espace afin de vous donner mes impressions !
Mon rôle pendant cette course?
Au départ, je serai là pour aider à faire la cuisine, apparemment j’ai laissé une bonne impression quand j’étais là bas ^^ (merci pour vos super recettes !) et ensuite dès qu’ils sont en France, je vais être l’attaché de presse, l’organisatrice…
Je pense que je vais prendre quand même mon équipement de course au cas où l’envie me viendrait de faire quelques kilomètres (même si je suis loin de faire comme eux un demi marathon tous les jours !)
Sachant qu’il y a pas mal de personnes qui tombent par hasard sur mon site, je me permets de vous parler d’un projet qui me tient à cœur : : “The Great Anzac Run” dont je suis actuellement chargée des relations franco-australiennes et organisatrice de l’événement sur la Partie France.
« The Great Anzac Run », est une course relais traversant l’Europe organisée par les Pompiers de Melbourne en Australie (Melbourne Fire Brigade), qui sont membres du club de course à pied. Ce projet a pour but de rendre hommage aux anciens combattants australiens qui ont péri lors de la première et seconde guerres mondiales.
Ce parcours commencera le 25 avril 2008, journée nationale de célébrations commémoratives des sacrifices des ANZAC (Australia New Zealand Army Corps) et démarrera directement après le traditionnel service matinal de Gallipoli, en Turquie. Ensuite, l’itinéraire se poursuivra en Grèce, en Crète, en Italie, en France, puis la Belgique pour finir en Angleterre. Nous allons courir 4 500 kilomètres en environ 23 jours et nous serons suivis dans l’ensemble de notre course par le camion « Hotchkiss », datant de 1914, symbole européen, et originaire de France.
Les participants de cette course seront 36 coureurs, 5 membres du Musée des pompiers de Melbourne et de 8 jeunes étudiants australiens.
« The Great Anzac Run » porte des valeurs fortes : l’hommage aux soldats morts aux champs d’honneur, l’amitié entre les anciens alliés et les anciens ennemis, l’aide aux personnes démunies, l’effort sportif et la cohésion.
Nous recherchons à récolter des fonds qui seront entièrement reversés à des œuvres caritatives : « The Alfred Hospital (Burn Unit)» et « The Catherine Freeman Foundation ».
Nous proposons aux entreprises de porter leur logo sur nos camions. Participer à notre projet, c’est s’assurer d’être vu par des milliers de personnes.
En effet, cet événement soulève un gros engouement en Australie et est soutenu par de nombreux acteurs : gouvernement australien, associations, entreprises australiennes…
D’ailleurs, nous sommes actuellement en partenariat avec les Pompiers de Modane (73), la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris, l’Historial de la Grande Guerre et l’office de Tourisme de la Somme.
« The Great Anzac Run » fait également l’objet de la faveur des médias : reportages télévisés, interviews et promotions effectuées par les radios, des articles dans la presse australienne…
Nous avons également des contacts médiatiques dans chaque pays traversé.
Si vous êtes intéressés pour donner vos dons ou si vous connaissez quelqu’un susceptible d’être intéressé, n’hésitez pas à nous contacter ou consulter notre site Web : www.thegreatanzacrun.com
Au mois de janvier a lieu un des célèbres événements de Melbourne, d’Australie et même du Monde pouvant nous dire, puisque « The Australian Open » fait partie des 4 grands tournois mondiaux de tennis.Le 23 janvier Paul m’a emmené avec Locky sur le site. Nous n’avons pas été voir le match, car bien sur les places étaient réservées et de plus elles sont hors de prix, mais nous avons été voir le match sur grand écran.
Ils ne s’embêtent pas car juste pour le voir sur grand écran c’est 19 dollars ! C’est là qu’on voit qu’on est chanceux en France lorsque c’est gratuit !
J’ai pu aller jeter vite fait jeter un œil à l’intérieur du stade, de quoi prendre deux, trois photos.
L’ambiance était très conviviale, nous avons pique-niquer et nous avons apprécier le match!
Le lendemain, j’étais bien contente que J.W Tsonga soit en finale !!!
Un silence, un sourire et quelques petits mots pour se dire que nous allons le faire…
L’organisateur vient nous chercher à 6 heures et nous annonce qu’il est possible que nous ne réalisions pas… notre saut en parachute !!! En effet, le temps paraît couvert à certains endroits.
Nous sommes cinq personnes du Magic Bus à avoir réservé un saut : un anglais, une américaine, une chinoise, Fanny et moi.
Bizarrement, la seule personne qui paraissait effrayée était le mec ! D’ailleurs, Fanny m’apprend qu’elle l’a entendu vomir juste avant, soit disant le monsieur nous dit qu’il aurait trop bu la veille (être bourré pour un premier saut, ce n’est pas terrible, donc je le soupçonne de s’être trouvé une excuse à son mal…).
Lorsqu’on arrive au « centre de sauts », on nous fait patienter dans une petite cabane préfabriquée.
Le centre se compose d’un minuscule aérodrome, un petit coucou jaune, et quelques caravanes autour.
Nous regardons donc les vidéos des personnes qui ont sauté, ce qui nous met un peu dans l’ambiance. Il y a des gens qui sont très stressés et qui n’arrivent pas à dire un mot, d’autres complètement excités.
Fanny et moi sommes les premières à être habillées mais on nous précise encore une fois que ce n’est pas sûr que l’on saute, cette fois en raison du timing que l’on doit respecter avec le Magic Bus (sachant que nous avons été les dernières à s’inscrire).
On nous explique les cinq étapes à faire :
- Coucou à la caméra pour la photo
- Au bord de l’avion, les jambes en arrière
- On saute, les bras croisés, la tête collée
- Et une fois qu’on nous a tapé dessus, on fait une belle banane, ce qui veut dire : être cambrée un maximum en arrière.
- Lorsque le parachute s’ouvre, on lève les jambes pour que l’accompagnateur nous passe un harnais près des genoux de façon à nous faire asseoir.
Je suis au départ étonnée, car je me souviens que ma mère que j’avais accompagnée il y a quelques années pour son saut en tandem avait eu le droit à toute une préparation…
Fanny et moi paressons relax. Néanmoins, sachant que toutes les instructions sont en anglais, je m’assure quand même que j’ai bien compris.
Fanny sautera avec Amely, une femme de 29 ans. Pour la petite histoire, elle a commencé le parachutisme, dix ans plutôt et a abandonné ses études pour sa passion (bien sûr ses parents étaient furieux), elle a plus de 2 000 sauts à son actifs.
Pour ma part, je sauterai avec Greg, paraissant la cinquantaine, et ayant de la bouteille. Heureusement juste avant de sauter, il a pris des chewing-gum de façon à enlever son haleine de cigarettes (heu, c’est qu’il est près de moi quand même…).
Juste avant de rentrer dans l’avion, il me serre bien les harnais, ça s’est sûr vu comment c’est serré, je vais pas glisser.
Et hop, on s’installe, je suis au fond de l’avion avec Greg, donc par conséquence je serai la deuxième à sauter.
Fanny s’installe à son tour et nous sommes relativement serré dans l’avion, de quoi se tenir chaud.
Petits regards complices avant de ne pouvoir se voir…
Ça y’est le moteur est en route et en 5 secondes, l’avion décolle.
On voit la terre s’éloigner…
J’ai l’impression que le vol dure au moins 10 minutes, voire beaucoup plus, mais je pense que ma notion du temps est faussée.
Greg me fait une petite visite guidée du paysage, on voit le Glacier Franz Joseph que nous avons « escaladé » la veille, le Glacier Fox et le Mount Cook.
Je vois sur le cadran de Greg l’aiguille qui monte…
Pendant le trajet, les moniteurs nous répètent les gestes que nous devons faire et Greg me dit plusieurs fois : « Give me a good banana ».
Alors que je suis concentrée sur le paysage, il me fait rentrer mon appareil photo, ce qui veut dire que le saut approche… Il me met le casque et les lunettes…
Un petit froid me parcoure le corps, je ne sais pas si c’est la fraîcheur de l’altitude ou l’adrénaline.
Fanny et Amely me tapent dans la main… La porte s’ouvre, on prend un énorme souffle de vent frais dans la tête. Je vois les deux femmes s’asseoir sur le bord et sauter. Avant que je ne réalise ce qui vient de se passer, je suis déjà au bord.
Je vois rapidement Fanny s’éloigner, le ciel est clair.
Ok, coucou alors que je suis déjà dans le vide, seulement accrochée avec Greg, puis ce dernier me colle la tête sur son épaule gauche et on saute.
Je vois sur ma gauche, l’avion jaune s’éloigner… Et là, je me dis « LA VACHE !!! », j’ai les joues qui subissent un véritable lifting. On sent le souffle qui arrive sur tout le corps, j’ouvre grands les yeux et on tourne, on tourne, j’ai l’impression de faire un grand huit puissance 1000.
Hop, un coup sur la tête et je me cambre autant que je peux pour faire une belle banane (les cours de yoga vont-ils m’être bénéfiques ?).
La sensation est énorme, on vole, on sent la pression sous le corps mais je ne ressens aucune peur… J’ai le smile, peut-être forcé par la nature, me diriez-vous. Lol.
Et au bout de 45 secondes, le parachute s’ouvre. Bizarre, je n’ai même pas pensé à l’éventualité qu’il ne s’ouvre pas.
D’ailleurs avec Fanny, juste avant de monter dans l’avion, nous avions déconné sur le sujet… « C’est bon, nous avons payé avec notre VISA, notre corps sera rapatrié » (oui, je sais humour noir français…).
Et là, j’ai la chanson de Lenny Kravitz dans la tête « Fly away ».
Ensuite, je prends conscience du paysage, Greg m’attrape les genoux pour me faire m’asseoir.
Une pensée pour Marc et je me dis « la vache » (encore !), il fait ça toutes les semaines tout seul… Respects
Greg me sort mon appareil et là je fais de merveilleuses photos et même une vidéo…
Ce moment de planage est inoubliable, fantastique, exceptionnel, incroyable !
Mes yeux prennent des images que je ne pourrai oublier.
Je vois Fanny devant moi qui se pose et quelques secondes après c’est moi qui me pose délicatement sur les fesses. Je remercie Greg qui me dit « Good Banana, Good Girl », lol.
Je retrouve Fanny : « We did it !!! »
Pas trop le temps de rêvasser, les parachutes sont vites repliés, nous devons courir pour ne pas louper le bus.
A l’arrivée au campement, on nous annonce que les photos au vol n’ont malheureusement pas fonctionné et du coup nous avons le droit à un t-shirt souvenir !
Nous sommes quand même fières de nous, nous avons sauté d’un avion à 12 000 pieds d’altitude (soit environs de 3,5 kilomètres)
Hop ! Direction le bus pour ne pas le louper… Il était moins une d’ailleurs…
Fanny a le contre coup de l’adrénaline, et elle est un peu malade. Il faut dire qu’on n’a pas eu le temps de poser le pied à terre.
Nous faisons un premier arrêt dans la ville Hokitika, puis un deuxième pas très loin de cette ville, dans un petit village qui reconstitue comment vivaient les chercheurs d’or.
Le troisième arrêt se fait dans un musée d’un goût particulier…
Le chauffeur nous dit de regarder le film qui est soit disant très drôle… Au bout de 2 min, nous avons compris le concept : tuer des biches et des cerfs de plusieurs façons : hélicoptères, lancement de filets etc.
Nous nous occupons donc autrement en jetant un œil au reste du « musée », des farces et attrapes, une truie et des « possum ». Rien de très excitant.
Néanmoins, nous décidons avec Fanny, de jouer un peu les aventurières et de manger la « Possum pie », soit de la tarte à la viande de « possum »… Eh beh… ça se mange ! Le goût est difficilement explicable, je dirai un mélange de canard et de poulet (les morceaux les plus foncés).
Nous ne sommes pas malades en tout cas…
Nous arrivons en début d’après-midi à Franz Joseph, glacier qui fait partie des Alpes du Sud de Nouvelle Zélande. Nous (Fanny, Johanna et moi) décidons de nous inscrire pour faire la randonnée de la demi journée sur le glacier F.Joseph.
A 15 heures nous voilà équipées pour partir pour 4 à 5 heures de marche…
Kway, gants, bonnets, chaussures et crampons nous sont prêtés.
Nous faisons une heure de marche dans une forêt puis dans une rivière avant de voir la première neige.
Nous choisissons de nous intégrer dans un groupe intermédiaire et involontairement nous avons le plus beau guide (eh oui ! il faut savoir se motiver !).
Au pied du glacier, la neige fine commence à tomber et il commence à faire vraiment froid. Nous regrettons vite de ne pas être plus équipées pour le bas.
En effet, au bout d’une demi heure, nous sommes complètement trempées, mais bizarrement nous avons toujours le sourire et la volonté d’y arriver.
Nous grimpons 3 paliers et nous sommes environ deux heures sur la glace munie de nos crampons de neige.
Je suis contente mon souffle est bon et ma cheville a l’air de tenir le coup.
Nous en prenons pleins les yeux, les images sont magnifiques, malheureusement nos appareils photos sont capricieux et nous n’arrivons pas à capter tous ces beaux paysages…
Le glacier possède des dégradés de bleuté, absolument superbe.
On saute quelques crevasses et on surveille bien où on met les pieds !
On rentre, il est presque 20 heures, trempées jusqu’aux os mais ravies d’avoir accompli ce petit défi.
Nous passons la soirée avec une pizza, histoire de récupérer les calories que nous avions perdues !
Après une nuit un peu spéciale (je me suis couchée à 18h et je l’ai entrecoupé), je décidé de revêtir au petit matin mon super équipement de running, c’est-à-dire mes baskets Adidas du futur (faîtes sur mesure : adaptées à mon pied et du point de vue design elles sont noires à bandes roses, avec écrit « Maureen » , je sais la classe héhé), les chaussettes ultra respirantes et renforcées, le t shirt et la veste à capuche noirs taggés « Itipoe » (fournisseur officiel : mon frérot).
Voilà,3 mois que je n’ai pas couru et j’attends ce moment avec impatience…
Il est 6h quand je foule les rues de « South Yarra », il fait frais mais bon et je me dirige de l’hôtel vers un parc vert à 500 mètres de là. Je rencontre déjà pas mal de sportifs à cette heure matinale.
Mais les premières sensations ne sont pas bonnes.
Mon souffle a dû mal à suivre, ma cheville me tire au bout de 10 min…
Je cours 20 min mais je ne les apprécie pas…
Malheureusement, malgré mon super équipement, le semi me paraît très loin…